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Non, Netflix n’a pas (encore) tué télévision

Télévision n’est pas seulement des meubles. Dit que, dans la mourante, has been, relégué au rang de vestige de l’ancien monde dans les plates-formes de VOD comme Netflix, mais elle n’est clairement pas dit son dernier mot.

Reed Hastings, PDG de Netflix, prévu en 2014: « la télévision disparaît au bout de 20 ans ». Une étude récente publiée dans Variety, affirme que les Américains se connectent maintenant volontairement sur Netflix (27%) que sur un téléviseur normal (20%). Les médias emballent et s’inscrivent déjà le verdict du petit écran. Mais c’est juste que c’est?

Si Netflix à l’unanimité, y compris chez les adolescents et les jeunes adultes (40% d’entre eux appartiennent à la plate-forme, tout comme leur favori canal), dans de nombreux foyers beurette, la télévision est toujours occupe une place privilégiée. Centrale. Elle est parfois allumé du matin au soir, sans interruption. C’est à ces gens, principalement issus de milieux populaires et que le petit écran est presque un membre de la famille, il s’est intéressé à l’Olivier Masclet, professeur de sociologie à Paris Descartes et chercheur au CERLIS. Il vient de publier une étude nommé invité permanent (Armand Colin).

« La deuxième partie du journal de 13 heures indique l’heure de partir à l’école »

Chez les familles observées par Olivier Masclet, les programmes et émissions, leur régularité, donnent une forme à l’existence quotidienne. La télévision rythme les journées. »A la façon d’une horloge[…] la deuxième partie du journal de 13 heures indique l’heure de partir à l’école chez les Alvarez et Dufar. Nous envoyons les enfants au lit avant que ne démarrent pas le programme de la soirée, ou dans la première pub. » Par le même mécanisme, les rituels créent: la série policière vendredi, regardée côté les parents et les enfants, procure un ancrage familial chez ceux qui n’ont pas de moyens matériels pour créer voissa d’autres moments de convivialité. « La famille ne sont pas nécessairement les plus contraignantes qu’auparavant, explique Olivier Masclet, mais les jeux et le divertissement ont pris plus de place à la télévision. Elle contribue à une blague. »

Ces réunions, familiales ou sociales représentent une puissance inégalée pour la télévision, ainsi que fournit Pascal Lechevallier, président de What’s Hot, l’agence des médias numériques. »La télévision va garder son rôle de point de ralliement à la maison autour de typologies de programme comme l’information, le sport, les grands divertissements, le direct. Je ne pense pas qu’il va s’inquiéter crainte à avoir quant à sa disparition. Au moins parce que c’est le plus grand écran, ce n’est pas un problème, vous le pouvez! »

expérience collective, parfois frustrant mais toujours égalitaire »

Encore en 2018, la télévision rythme, apaise, unifie, à l’intérieur des maisons mais aussi à l’extérieur aussi. Parce que pour beaucoup, c’est une façon de se positionner socialement. Voir les programmes les plus communs, ceux qui passent sur les chaînes principales, permet de ne pas se démarquer par la négative. Olivier Masclet vous permet d’utiliser à la recherche d’un espace communautaire. »Les chaînes de télévision grand public, comme TF1 et M6, portent la promesse d’une expérience collective, parfois frustrant mais toujours égalitaire », explique Olivier Masclet. Les émissions télé fédèrent simultanément des millions de téléspectateurs, suscitent la controverse et le débat mais de permettre la confirmation de sa situation sociale. Evoquer Télématin, c’est faire référence à leur statut femme/homme au foyer ou au chômage. A l’inverse, des émissions comme D&Co, malgré leur réputation »populaire » suscitent l’attention de femmes possédant certaines ressources économiques, il suffit pour s’inquiéter de l’apparition d’eux à l’intérieur.

c’est Pourquoi Netflix, n’est, pas si écrasante que c’est? Aux yeux de Pascal Lechevallier, la différence est encore marquée entre les deux: »Pour un être humain il y a aujourd’hui plusieurs téléspectateurs, plusieurs activités audiovisuelles, affirme-t-il. Tout simplement parce qu’il y a plus, et que les coutumes varient en fonction de l’âge ». Pas de quoi, pour lui, de diaboliser le géant américain. »Netflix n’a rien fait d’autre que de s’adapter aux changements de la technologie. Ce n’est jamais qu’un vidéo club géant… Ils étaient prêt de DVD auparavant, ils ont simplement profité de pouvoir louer leurs films plus facile grâce à internet. La technologie leur a permis d’entrer dans la maison », déclare Pascal Lechevallier.

Répertoire vertigineuse clic

agonie de la télévision il semble donc, dans les yeux de deux spécialistes, à terme, en dépit de l’apparence un peu ennuyeux petit écran ces nouveaux services. « Aujourd’hui certaines personnes n’ont pas le désir de coller devant sa télévision à heure fixe, ni supporter les publicités pour voir un seul épisode de sa série en une semaine, et, tout cela dans un délai de six semaines. Alors qu’en face on a un catalogue vertigineux à portée de clic et trois nouvelles séries proposées dans un mois. »

Alors pour Netflix et ses rivaux (Amazon, Apple, Youtube), tout va vite mais les habitudes ont la peau dure. »Il y a toujours de la tranche de la population qui prend la nouveauté est facile et intègre rapidement dans ses habitudes. Ensuite, il faut du temps pour qu’il pénètre dans un large public. Cette partie du jeu de l’offre et la demande », ajoute Pascal Lechevallier. Et à ce jeu-là, les chaînes de télévision ont encore des cartes à jouer. Alors que la Secousse, le, projet de la plate-forme de streaming de présenter en tandem TF1, M6 France Télévisions prend la forme, de leurs chefs respectifs ont réglé leurs comptes avec Youtube et Netflix, dans le cadre du festival des Médias dans la Seine, à la, fin de novembre. Les Echos, l’organisateur de l’événement avec une Radio de France, a signalé que la colère partagent Maxime Saada, le directeur général de Canal+, nicolas de tavernost, président du directoire de M6, Gilles Pelisson, DIRECTEUR général de TF1 et delphine Ernotte, président de France Télévisions. Une seule et même voix, ils ont condamné les revenus de pourboires » » lorsque leur contenu sont envoyées sur Youtube. Mais aussi réglementation imposée aux chaînes TV et indemne de plates-formes, de la vidéo et de l’attitude de l’avare de Netflix à l’égard de ses données ou le financement de la création française. La démystification comme première riposte.